Verrière de la
chapelle des Martyrs

L’ALLIANCE DOIT ÊTRE SCELLÉE
À la suite de
Jacques Cartier et de Samuel de Champlain, les
Français sont venus en terre canadienne pour y planter la
Croix
afin que «soient illuminées les âmes qui gisent dans
les ténèbres». En cela, ils correspondent à
un dessein particulier de Dieu, dessein manifesté à
maintes reprises, nous l’avons vu, par des vocations exceptionnelles.
Ces interventions divines fondent une alliance qui doit être
encore scellée et doit engager Dieu et son peuple élu par
un acte solennel et sacré. Cet acte est l’immolation de victimes
pures, aussi parfaites que possible, offertes par le peuple à
l’agrément de Dieu. Le mémorial ou souvenir de cet
événement rappelle à tout le peuple son
élection et ses devoirs.
C’est le sacrifice des saints martyrs canadiens
qui tient
lieu, dans
notre Histoire sainte du Canada, de solennel sceau de l’alliance
divine. On en trouve la confirmation sous la plume du P. Le Jeune,
supérieur des jésuites du Canada lorsqu’il écrit
en 1637 : « Le grand prêtre n’entrait point jadis dans le
Saint des saints qu’après l’effusion du sang de quelque victime.
J’ai bien de la peine à me persuader que ces peuples entrent en
l’Église sans sacrifice, je veux dire, sans que quelqu’un de
ceux qui les instruiront soit mis à mort.» (Relations des
jésuites de la Nouvelle-France, 1637. p. 42.)
Le P. Le Jeune exprime bien ainsi comment la
mission
canadienne
s’intègre dans la grande mystique de la Rédemption, celle
de l’Alliance éternelle scellée dans le Précieux
Sang de Notre-Seigneur par le Sacrifice du Calvaire. Nous allons voir
les saints martyrs canadiens s’affirmer tout à fait conscients
et enthousiastes d’avoir reçu cette vocation.
      
De gauche à droite : Jean de Brébeuf - Antoine
Daniel - Charles Garnier - Isaac Jogues - Gabriel Lalemant - Jean
de la Lande et René Goupil - Noël Chabanel.
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