Dans la province de Québec,
chaque paroisse, érigée canoniquement par
l'évêque du lieu, devient automatiquement une corporation
civile dont les responsabilités et l'autorité sont
déterminées par la loi. Il s'agit d'un héritage du
régime français qui dure jusqu'à aujourd'hui. La
droit fabricien est donc un témoin des nos origines
françaises.
La paroisse-corporation civile comporte trois niveaux d'intervenants
dont les responsabilités sont fixées par la loi:
l'évêque, l'assemblée des paroissiens et le conseil
de Fabrique.
Ce conseil est formé du curé (ou du modérateur),
qui agit à titre de président (à moins
qu'une autre personne n'ait été nommée
expressément par l'évêque), et de six marguilliers,
ou marguillières, élus par l'assemblée des
paroissiens (au moins dix personnes) pour un mandat de trois
années.
Le conseil de fabrique est responsable des biens de la corporation en
fonction des fins que poursuit la religion catholique romaine. Il
va sans dire que le conseil de Fabrique doit travailler en
étroite collaboration avec le conseil de pastorale, là
où sont déterminées les priorités
missionnaires de la paroisse, tout en respectant les
priorités pastorales de l'Église diocésaine.
Chaque paroisse doit avoir son
conseil de Fabrique, même celle qui forme une unité
pastorale. Cette situation préserve une réelle
autonomie financière et administrative à la paroisse qui,
par ailleurs, se voit invitée à développer de
nouveaux liens avec les autres paroisses formant la même
unité pastorale. Cela peut prendre la forme d'un partage dans le
paiement des salaires du personnel mandaté, de la formation d'un
secrétariat unique et d'une meilleure rationalisation des
édifices. Les urgences pastorales et les lourdes contraintes
financières nous obligent à faire preuve de
créativité et à mettre la priorité sur la
MISSION.